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Elsa Fayer (QVEMF) : "Le but n'est pas de briser le lien entre une mère et son fils" (INTERVIEW)

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La saison 3 de "Qui veut épouser mon fils?" vient de démarrer sur TF1 et Plug RTL. A la présentation, on retrouve la jolie Elsa Fayer. Cette année, l'animatrice espère bien que l'émission débouchera sur un, ou plusieurs, mariage.

La nouvelle saison de "Qui veut épouser mon fils ?" vient de démarrer. Que pensez-vous des candidats ? Avez-vous déjà des coups de coeur ?

En tant que téléspectatrice, évidemment, j'ai toujours des coups de coeur. Je les découvre pour la première fois au château, même si je les ai déjà vus au casting et que je connais leur vie. J'y tiens, je ne veux pas les rencontrer avant car la première rencontre est importante. Souvent, je décode beaucoup de petites choses parce que je suis assez curieuse de nature : leur manière d'arriver, de se tenir la main, de se regarder, les dernières consignes qu'ils se sont données dans la voiture... Ce sont des éléments hyper importants pour moi.

J'ai des chouchous évidemment, certains m'amusent plus que d'autres. Cette année, j'adore Elise, la mère de Thierry. Elle me fait beaucoup rire car elle me rappelle ma grand-mère. C'est une femme avec qui j'ai passé des moments assez incroyables. Elle a un franc-parler et, en même temps, cette maturité d'une femme qui vient presque d'un autre temps. Elle arrive dans l'émission avec des idées venues d'un autre siècle, des valeurs qui n'existent plus vraiment, qui sont parfois assez saines mais qui font hurler toutes les femmes modernes, qui travaillent aujourd'hui. Elles entendent une maman qui propose à son fils de trouver une femme qui fasse d'abord bien à manger, s'occupe de la maison et fasse des enfants. C'est une grand-mère ! Elle est mignonne mais en même temps, elle a ce franc-parler qui m'amuse beaucoup



Vous avez surtout un rôle à jouer au moment de la présentation des candidats puis du choix final. Suivez-vous les candidats tout au long de l'aventure ?


Je ne les revoie pas parce que, pendant l'aventure, ils sont occupés avec les prétendantes et leur maman mais je suis tout ce qu'il se passe avec la production. Lorsque je les rencontre au château pour les décisions finales, l'émission n'est pas diffusée donc je dois savoir exactement ce qu'il s'est passé pour eux. Cela me permet de les accompagner au mieux dans leur choix et de leur poser les dernières questions avant la décision finale, qui est importante pour la suite de leur vie. Mon rôle est de les accompagner, de les faire réfléchir.

L'idée, ce n'est pas qu'ils se plantent, ce n'est pas de briser le lien entre une mère et son fils ! L'enjeu de l'émission, c'est que tout le monde puisse vivre sereinement à sa place. Le fils doit trouver une femme, la mère doit conciclier les deux et ouvrir les bras à une vie un peu différente. Tout cela est bien compliqué car on a compris qu'ils étaient dans une situation extraordinaire. Ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre des mères qui ont une telle relation fusionnelle avec leur fils. C'est aussi le but de l'émission. Ils ont peu de temps pour réagir mais c'est ce qui fait qu'ils vont de l'avant tout au long du programme. Le timing est délimité et ils ont un certain nombre de semaines pour résoudre leur relation avec leur mère, vivre leur vie et faire leur choix. Moi, je suis là pour eux, à ce moment-là.



Comprenez-vous cette difficulté qu'éprouvent ces mères à laisser partir leur fils ?

Je suis maman, j'ai trois enfants. Ma grande fille n'a que 15 ans donc je n'en suis pas encore là. Malgré tout, ce sont des choses qui arrivent quasiment au berceau. Laisser une certaine liberté à ses enfants, les laisser faire leurs choix, c'est difficile. Tout est dans la nuance et ces femmes ne sont pas dans la nuance. Je comprends, bien sûr. Aucune mère ne cherche à nuire, aucune mère n'est pas dans son bon droit, dans le sens où elles n'ont pas confiance. Ce sont des mères qui dirigent leur famille d'une main de fer, qui ont une forte personnalité. C'est la première figure féminine dans la vie de ces Tanguy. Ils essaient de trouver le pendant chez les prétendantes, ce n'est pas évident. Certains recherchent des femmes à forte caractère parce que ça leur rappelle un peu leur maman mais en même temps, ils se disent que si c'est pour se retrouver pieds et mains liés avec une femme qui va décider pour eux, ce n'est peut-être pas la solution



Certains couples formés lors des saisons précédentes sont-ils toujours ensemble aujourd'hui ?

Il n'y a pas eu de mariage mais certains couples ont tenu. Frédéric a encore de bonnes relations avec son choix de l'année dernière, je sais que David et Syham se sont beaucoup vus. On n'a pas encore été invité à un mariage mais on croise les doigts. Alexandre s'est marié mais avec une fille qui n'était pas dans l'émission.



Pensez-vous que certains candidats puissent participer uniquement pour se montrer à la télévision ?

Non, ils recherchent tous l'amour, évidemment. Mais c'est vrai qu'ils sont dans des situations complexes. Pour eux, ce n'est pas évident. Nous n'avons pas non plus la recette miracle, personne ne l'a. On fait de notre mieux. Tous ont avancé, évolué, changé leur regard sur leur future vie. Les mères ont beaucoup appris de cette expérience unique. En rentrant dans cette émission, les mères et leur fils rentrent dans une expérience humaine avant tout. C'est une expérience positive parce qu'ils font la queue pour trouver l'amour et nous sommes là pour les accompagner au mieux dans cette recherche. C'est compliqué pour eux de trouver l'âme soeur... Cette année, certains coups de coeur sont très forts. On croise les doigts, peut-être que ce sera la bonne ! En tout cas, je serai ravie d'être la marraine d'un petit ou le témoin d'un mariage (rires).



Certaines rumeurs circulent déjà concernant l'émission, notamment celle selon laquelle Steven aurait eu des relations avec toutes ses prétendantes... Trouvez-vous cela dommage que des rumeurs comme celle-ci ternissent l'émission ?

C'est la vie. Personne n'est dans leur lit donc on ne sait pas réellement s'il y a eu X relations sexuelles (rires). Les prétendantes sont libres, les Tanguy aussi... Chacun fait ce qu'il veut, ils sont tous adultes et savent ce qu'ils font. C'est vrai que dans une relation, pour se connaitre, il faut bien se découvrir. Ca dépend aussi du tempérament de chacun de nos célibataires. C'est la nature humaine, on ne peut rien y faire (rires). Nous ne décidons pas pour eux, ils sont libres de leur choix. En tant qu'animatrice, ce n'est pas mon problème, chacun fait ce qu'il veut. La seule chose qu'on attend, c'est qu'ils trouvent l'âme soeur, c'est notre seul but.



Concernant votre carrière, en 2011, vous avez présenté "Carré ViiiP", qui a été rapidement déprogrammé. Avez-vous vécu cette expérience comme un échec ?

Ce n'est jamais très agréable mais ça fait 15 ans que je fais de la télévision et ça m'est arrivé une fois. C'est arrivé à tous les animateurs de télévision. Lorsqu'on est animateur, on n'est pas producteur, on n'est pas le public non plus. On porte une émission au mieux, on y croit. Mais c'est le public qui a toujours raison. S'il n'a pas aimé l'émission, il faut respecter son choix. Ce n'était pas un échec, c'était une bonne expérience. C'était du direct comme j'aime. Ce n'est pas un mauvais souvenir, j'accepte la décision aujourd'hui avec beaucoup de maturité. Ca fait déjà 3 ans donc j'ai vraiment tourné la page de ce programme. Pour mon métier d'animatrice, c'est une émission sur laquelle j'ai beaucoup appris. C'est sûr que j'aurais préféré qu'elle rencontre son public et performe mais ça n'a pas été le cas. J'ai eu tellement d'autres émissions qui ont fonctionné que ce n'est pas plus grave que ça...


Laurent Ruquier est très présent dans votre carrière, comment le voyez-vous ?

C'est une rencontre télévisuelle importante dans ma carrière. C'est une personne qui est venue me chercher sans que je m'y attende. Il m'a repéré sur une petite chaine, Fun TV, où  j'ai commencé et où on était 100% en direct. J'étais rédactrice en chef d'une émission qui me ressemblait complètement. Ma parole était libre et les gens pouvaient s'exprimer, ce que j'aime en télévision. Je n'aurais jamais imaginé que Laurent Ruquier se penche sur moi et le jour où il m'a appelée pour que je vienne le rejoindre à la radio restera un de mes plus jolis cadeaux de radio et de télévision. Lorsqu'il m'a demandé de le rejoindre sur France 2 pour "On a tout essayé", ça a encore été un très beau cadeau. C'est une marque de confiance incroyable. J'étais au début de ma carrière, il m'a choisie parce que j'avais envie de m'exprimer sur plein de sujets, j'avais le courage de défendre mes opinions et c'est vraiment le but de ce genre de programme. C'est très flatteur que Laurent Ruquier me renouvelle sa confiance d'année en année, sur Europe 1 et peut-être sur RTL l'année prochaine. Toutes ces années que j'ai passées à ses côtés ont été fabuleuses, c'était la Rolls-Royce de la télévision car on pouvait parler, s'exprimer, polémiquer, défendre son point de vue, apprendre des autres... C'est tout ce que j'aime en télévision.



Justement, quels sont vos prochains projets en télévision ?


Il y a un projet avec TF1 dont je ne peux pas encore parler. Il arrive bientôt...

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