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À 71 ans, l'heure de la retraite n'a pas encore sonné pour Jean-Pierre Foucault

À 71 ans, l'heure de la retraite n'a pas encore sonné pour Jean-Pierre Foucault

À 71 ans, Jean-Pierre Foucault va céder symboliquement les rênes de "Qui veut gagner des millions" à Camille Combal, pour le retour de ce jeu culte sur TF1 samedi. Mais l'homme de radio et de télé, qui anime des émissions de variété et de divertissement depuis un demi-siècle, n'a pas encore dit son dernier mot.

Pendant une décennie, de 2000 à 2010, Jean-Pierre Foucault aura demandé à des milliers de candidats : "C'est votre dernier mot ?". Il restera ainsi associé pour toute une génération de Français à "Qui veut gagner des millions".

Il a proposé lui-même de passer le témoin à la star montante de TF1 Camille Combal ("Danse avec les stars"), quand la chaîne a décidé de relancer ce jeu. Ce qu'ils feront samedi à 21H00, entourés de célébrités comme Franck Dubosc, Muriel Robin, Michel Cymes ou Bruno Solo, qui joueront au profit d'associations.

Connu également pour ses émissions de variété comme "Sacrée soirée", diffusée de 1987 à 1994 sur la Une, rien ne prédestinait Jean-Pierre Foucault à une carrière sur les plateaux de télévision.

Né le 23 novembre 1947 à Marseille, il est marqué à 14 ans par le décès de son père Marcel, ancien résistant et patron d'une société d'import-export, assassiné en Algérie. Un meurtre jamais élucidé.

Au grand dam de sa mère qui se démène pour qu'il poursuive ses études, le jeune Jean-Pierre reste un cancre invétéré, plus intéressé par le rock'n'roll et la radio. Un rêve exaucé en 1966, quand RMC l'embauche pour animer une émission musicale.

Il part quelques mois plus tard sur Europe 1, mais reviendra deux ans après sur la radio monégasque, où il restera vingt ans, avant de passer sur RTL en 1989 puis de boucler la boucle avec un grand retour sur Europe 1 en 2014...

C'est cette riche carrière radiophonique, où il développe ses talents d'animateur et démontre sa passion pour la musique et la variété, qui lui ouvre les portes de la télé.

Bienveillance légendaire


En 1975, Guy Lux, le pape du divertissement télé à l'époque, l'embauche pour animer les dimanches après-midi sur Antenne 2. En 1982, il prend les commandes de l'"Académie des neuf", qu'il présentera durant 5 ans sur cette chaîne.

En 1987, vient la consécration. TF1 vient d'être privatisée et s'est faite chiper plusieurs de ses stars par La Cinq.

Elle recrute Jean-Pierre Foucault pour présenter "Sacrée Soirée", nouvelle émission de variétés à gros budget. Foucault reçoit des invités prestigieux, en direct et accompagné d'un grand orchestre. Et leur réserve toujours une séquence surprise, qui marquera souvent les téléspectateurs.

L'émission assure des audiences confortables à TF1 et le présentateur devient une des icônes de la première chaîne.

Cependant, "Sacrée Soirée" s'arrête en 1994 après une baisse de régime. Jean-Pierre Foucault persévère dans la variété avec "Les Années Tubes", mais c'est en 2000 que sa carrière redécolle, avec "Qui veut gagner des millions", toujours sur TF1.

Atmosphère grave, musique angoissante et jeux de lumière: Jean-Pierre Foucault égrène les questions de culture générale et fait monter et redescendre la tension avec brio.

Le jeu, importé du Royaume-Uni, fait fureur, et sera diffusé quotidiennement jusqu'en 2010.

Depuis l'arrêt du jeu, l'homme au teint souvent hâlé et à la bienveillance légendaire s'est fait plus rare à l'antenne, mais l'heure de la retraite n'a pas encore sonné pour l'animateur marseillais, qui figure encore à la 28e place du classement des animateurs préférés des Français, publié par TV Magazine.

Il présente toujours la soirée annuelle des Miss France, depuis 1995, et ce passionné d'automobile et de moto a tourné aux Etats-Unis un documentaire sur la mythique route 66.

"Il y a deux ans j'ai décidé de marquer le pas un peu. J'ai arrêté la radio après pratiquement 50 ans au quotidien, puis TF1 a décidé d'arrêter +Qui veut gagner des millions+. Et lorsqu'ils ont décidé de reprendre +Qui veut gagner des millions?+, j'ai dit que je n'allais pas me déjuger", d'où ce passage de témoin à Camille Combal, a-t-il expliqué à TV Magazine en décembre.

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